
Refrain : Farewell to Nova Scotia, the sea-bound coast,
Let your mountains dark and dreary be.
For when I am far away on the briny ocean tossed,
Will you ever heave a sigh or a wish for me?

Refrain : Farewell to Nova Scotia, the sea-bound coast,
Let your mountains dark and dreary be.
For when I am far away on the briny ocean tossed,
Will you ever heave a sigh or a wish for me?

La gestion forestière, ou sylviculture, est l’ensemble des pratiques qui permettent d’atteindre les objectifs que le gestionnaire s’assigne en tenant compte des contraintes spécifiques du milieu.
Cette définition un peu fumeuse cache un ensemble de pratiques qui ne sont pas toujours évidentes pour le profane et qui ont différents niveaux d’action. La sylviculture est une projection sur le long terme d’interventions quasi-instantanées à l’échelle du peuplement (éclaircies, balivage, …). Bien souvent le sylviculteur ne voit pas ou peu les conséquences de ses décisions. Cultiver une forêt est, à quelques exceptions près, une affaire de générations.

Il y a un peu plus de 5000 ans, la civilisation indo-européenne a choisi de vénérer la verticalité au travers de l’arbre. Nos sociétés occidentales sont encore largement influencées par la classification verticale des animés et des inanimés. Cette petite introduction nous ramène tout naturellement aux arbres. Comme nous l’avons vu dans une autre partie, la forêt peut être considérée comme un lieu différent, à la fois ni bon ni mauvais. Un lieu qui exacerbe les perceptions et l’esprit de l’homme en l’isolant et en l’obligeant à se confronter à lui-même. Dans l’imaginaire de l’homme, un tel pouvoir ne peut se passer de gardiens. Ainsi au cours des siècles, l’arbre et la forêt ont été le creuset de religions, de croyances et de convictions. Petit tour d’horizon des gardiens de la forêt qui nous mènera de l’animisme à l’écologisme.

Inspiré du livre de Robert Harrison
In Forêts, Essai sur l´imaginaire occidental
Collection Champs – Flammarion, 1992
La forêt régnait en maîtresse incontestée des terres émergées jusqu’à l’apparition de l’homme. Une apparition timide de prime abord mais qui tourna vite au désavantage de la forêt en Europe occidentale. L’Antiquité a vu la longue agonie de la forêt méditerranéenne qui ne s’en est jamais remise.
La forêt n’a pas pour autant cessé d’être un lieu déroutant, qui exacerbe les émotions. On continue à la retrouver, que ce soit dans le symbolisme des temples ou, au Bas Moyen-âge, lorsque la récession de l’activité humaine lui a permis de regagner une partie de son ancien espace.
Mais la démographie galopante qui culmine avec les grands défrichements du XIe et XIIe siècle ne lui laissa que peu de répit. Là encore le symbolisme de la forêt est toujours très puissant et elle joue un rôle important tant dans le monde réel (brigandage, loup, …) que dans l’imaginaire (romans de geste).
De nos jours, la forêt gagne à nouveau du terrain en France (pas dans les zones équatoriales malheureusement) et sa perception est réellement ancrée dans tout cet imaginaire qui lui est associé.
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Inspiré d´un article de Michel PASTOUREAU
in L´ARBRE – Histoire naturelle et symbolique du bois et du fruit au Moyen Age
Ed. Cahiers du Léopard D´or – 1993
Le bois représentait la ressource la plus courante au Moyen-Age. Sa facilité à être travaillé et façonné le rendait omniprésent dans la vie médiévale. En conséquence, il est chargé d’un symbolisme riche et varié que ce soit dans son essence, ses métiers ou ses outils.
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