Dans de précédents messages, j’insistais sur la conséquence probable de l’échange d’informations sur l’identité de l’individu.
Hollywood a parfaitement exploité le filon en se servant ad libitum (ou ad nauseam ?) des émotions humaines. Amour, honneur, autant de ficelles actionnées par les marionnettistes (parfois en grève) du Nouveau Continent. Autant ne pas parler de ceux qui les suivent en Europe ou en Asie, avec autant de génie que de manque d »imagination.
Multiplication d’écoles pour l’Humanité que celles à mi chemin de l’invention et de la facilité.
Le besoin d’identité est quelque chose de très puissant chez l’Homme. « Roots » a été et reste le fondement de logiques de vie. But, which roots ? A l’heure où la culture devient un bien commun au-delà du droit national, nous assistons à de vaines tentatives protectionnistes. Premiers dérapages transnationaux depuis l’Alsace et la Lorraine (raccourci historique pratique pour tout francophone), tout cela pose enfin la question de l’adéquation entre culture et identité.
Soyons plus clair, qu’est-ce que l’identité française au milieu des Bretons, Occitans ou autres Berrichons (liste non exhaustive) ? Elle ne se définit clairement que par opposition des cultures vernaculaires face à l’ingérence d’autres logiques linguistiques. Autrement dit, « Mac Do » fait maintenant partie prenante des idiomes français.
Faut-il pour autant désespérer de notre identité, nos racines ? Certainement pas ! Si le français arrogant est passé de mode en Europe, le Français convaincant y a encore toute sa place. Et puisque la mode est à la clarification des missions, redonnons à nos collectivités territoriales leur compétence : tout échelon territorial devrait avoir le droit d’accompagner financièrement ses particularismes, y compris dans un cadre d’une cohérence de superposition des acteurs politiques.
Nous ne sommes pas tous égaux en Europe et le dogme bien français d’égalité, fraternité et liberté, pour se généraliser, a tout intérêt à s’exprimer en équité, solidarité et liberté. Les grands élans de la révolution de 1789 sont éteints mais leurs ferments restent d’actualité. Le première de nos racines est une mémoire pondérée de nos convictions et de nos expériences. Arrêtons de regarder le sol pour construire demain. Soyons ces arbres, certes enracinés, mais bras tendus vers le ciel en quête d’inexploré, voire d’éternité.

