Nouvelle équipée dans les rue toulousaines avec un grand tour par le Canal du Midi pour revenir Place Saint-Pierre.
Le Canal du Midi
Vaste ouvrage du XVIIème siècle, le Canal du Midi traverse la ville d’est en ouest pour aboutir aux Ponts-Jumeaux. Petit détour par la péniche de la Terrasse aux Violettes pour commencer où l’on pourra trouver et déguster tout ce qui a trait à la Violette de Toulouse. N’étant pas sur le départ, il n’est pas encore temps pour nous de ramener quelques confiseries ou parfums de violette.
Nous laissons la gare Matabiau sur notre droite pour reprendre les berges du Canal. Un couple de canards se tient à peu de distance de leurs congénères, se laissant tranquillement porter sur l’eau et semblant bien partis pour une petite sieste. Nous leur souhaitons un bon repos en espérant qu’aucune péniche ne viendra les déranger.
Une bâtisse attire notre attention à l’intersection du boulevard Matabiau et de la rue de la Concorde. Au-delà de son style particulier avec une drôle de cheminée en forme de tour, on peut lire sur une plaque commémorative « »Ici le 19 août 1944, le Capitaine Paul Escudié est héroÏquement tombé sous les balles allemandes en disant : Je meurs pour la France ».
Nous poursuivons sous les ombres des berges du Canal, croisant une des péniches partant de Garonne pour un tour de ville. La lumière est splendide, le canal calme et reposant.
La température est décidément agréable. Une légère tramontane rafraîchit l’atmosphère et quelques cumulus bienvenus empêche le soleil de donner toute son ardeur. Si ce n’est la proximité du boulevard et une certaine tendance à utiliser les bords du canal pour promener des chiens laissant des souvenirs odorants, la ballade est agréable.
Un peu plus loin, coup de chance, une péniche est en train de passer une écluse. Occasion d’observer la manœuvre qui ne prend que quelques minutes avant qu’un signal sonore ne retentisse pour avertir de l’ouverture des portes amont.
Plus loin encore, les grilles du Conseil Général (monumental !) sont ornées d’une exposition photo plutôt sympathique. Juste après, nous apercevons l’extrémité du parc Compans-Caffarelli qui nous propose insidieusement une pause lecture ombragée. Mais de livre, je n’en ai point et nous poursuivons en nous promettant d’y revenir prochainement.
C’est enfin l’arrivée aux Ponts-Jumeaux qui marque la fin du Canal du Midi « historique » et desquels repartent le canal latéral à la Garonne, filant jusqu’à Bordeaux et le canal du Brienne rejoignant la Garonne.
Un bas-relief monumental réalisé en 1775 par François Lucas trône entre les deux ponts. Cette sculpture assura la renommée du bonhomme qui bénéficia grâce à elle d’un carnet de commande bien rempli !
Il est temps de repartir en remontant les allées de Brienne et rejoindre la Garonne. De magnifiques et immenses platanes assurent une ambiance fraîche et plaisante et de splendides maisons bordent les allées.
La Corne de Brume attend tranquillement ses clients de la journée à moins que le salon de thé n’ait pas encore ouvert. Impossible de la savoir, nous étions sur la berge opposée du canal de Brienne.
Approchant de l’ancienne Manufacture de tabac, maintenant reconvertie en site universitaire (et quel site !), un graffiti au sol attire notre attention, vibrant témoignage de l’attrait éternel de la sphère estudiantine pour la vie politique, surtout quand elle a un petit côté anarchiste.
Nous quittons le canal de Brienne pour remonter sur le Bazacle, passage historique à gué sur la Garonne mais également la plus ancienne société par actions du monde.
Après avoir été longtemps dévolu à la meunerie, le Bazacle est devenu une usine hydroélectrique avec l’apparition de la petite fée électricité. Propriété d’EDF, l’usine du Bazacle a été entièrement réaménagée pour accueillir le public avec une exposition permanente sur l’énergie et la biodiversité.
Equipée d’une passe à poisson, le site propose aussi un hublot pour voir passer anguilles et autres salmonidés à la saison (qui n’est pas l’été).
C’est surtout la possiblité de s’avancer au ras de la chaussée du Bazacle pour observer la ville, la Garonne et toute la faune, bipède ou non, qui peuple les environs.
L’espace du Bazacle accueillait aussi une mystérieuse exposition sur l’Or Bleu, une eau parfumée en ouest-lumière. Dans une ambiance digne d’un laboratoire de chimiste fou, le visiteur est invitée à décanter dans un mélange visuel, sonore et olfactif.
Nous n’avons pas osé déguster l’eau parfumée offerte au chaland. Une légère odeur citronnée flottait au-dessus du gobelet mais prudence étant mère de raison, nous avons courageusement laissé le soin à d’autres de tremper leurs lèvres dans le calice.
Il s’agissait vraiment d’un moment particulier que chacun enrichit en jouant aux ombres chinoises pour le plus grand plaisir de ceux qui le suivent.
Dernière étape de notre périple du jour en rejoignant la place Saint-Pierre et ses bières bien fraîches et bien méritées. La statue en haut de l’église Saint-Pierre des Chartreux semble vouloir partir en promenade à moins qu’elle ne cherche encore son équilibre après tout ce temps.
L’arrivée à la place Saint-Pierre se fait sous un magnifique clair-obscur mettant en valeur la brique toulousaine. Une lumière particulière baignait la place permettant de splendides images.
Inutile de dire qu’une longue pause sur une terrasse ombragée s’imposait après tant d’efforts pédestres !
Tags : Bazacle, Canal du Midi, Sud-ouest, Toulouse









