
Fond et forme se confrontent régulièrement devant un spectateur attentif au sang qui coule, métaphoriquement ou non. Le panem semblant acquis, reste le circences. Sur ce dernier point, nous somme gâtés avec des émissions se succédant sur ondes courtes comme longues distillant au nom du plus grand nombre ce que le plus grand nombre dit vouloir ressentir.
Oeuf et poule : tautologie facile du business du XIXème siècle magnifiée dans les suivants. Le plaisir facile est l’apanage de notre ère moderne et si qui veut peut, Dieu veut certainement tout et n’importe quoi.
Il est tellement facile de faire vibrer l’être humain à la mélodie de sa volonté pour peu que l’on en connaisse les notes. Quatrain et quadratin font partie de l’esthétique culturelle indo-européenne. La partition humaine se joue généralement en mineur, douleur et vainqueur, tant pis si tout ne va pas toujours ensemble.
Si émotion et motion ont la même racine, les Anglais y connotent une indéniable mise en mouvement. Il est clair qu’il s’agit du moteur essentiel de nombre de nos concitoyens, les chansons d’amour qui se succèdent en sont une éclatante (et bien fade) démonstration.
Pour autant nos sociétés n’ont aucune pérennité en étant bâties sur l’éphémère de l’envie et des rêves humains. L’intérêt collectif est engagé dans une lutte éternelle (souhaitons-la !) avec des intérêts individuels qui ne sauraient pourtant s’accomplir sans la collectivité.
Le con qui sonne est soit un Philippilus des Temps Modernes soit le sonneur de Emile Verhearen. Si la tour brûle, l’essentiel est que personne n’y croit tout en étant concerné. Illogisme flagrant mais coeur de la doctrine politique en vigueur, la faute étant toujours celle de l’autre. Pour s’en sortir, faudra-t-il que le bon, la brute et le truand ne soient plus qu’une seule et même personne ?
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