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	<title>Blogouille &#187; moyen-âge</title>
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	<description>Le blog de la bafouille</description>
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		<title>Les bonnes et mauvaises forêts : Quelques exemples de symbolique de la forêt en Occident au cours des Ages</title>
		<link>http://blog.bafouille.fr/mythesrealites-de-la-foret/les-bonnes-et-mauvaises-forets-quelques-exemples-de-symbolique-de-la-foret-en-occident-au-cours-des-ages/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 17:50:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bafouille</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mythes&Réalités de la forêt]]></category>
		<category><![CDATA[antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[bois]]></category>
		<category><![CDATA[développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[forêt]]></category>
		<category><![CDATA[moyen-âge]]></category>

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		<description><![CDATA[Inspiré du livre de Robert Harrison In Forêts, Essai sur l´imaginaire occidental Collection Champs &#8211; Flammarion, 1992 La forêt régnait en maîtresse incontestée des terres émergées jusqu&#8217;à l&#8217;apparition de l&#8217;homme. Une apparition timide de prime abord mais qui tourna vite au désavantage de la forêt en Europe occidentale. L&#8217;Antiquité a vu la longue agonie de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-817" title="Reflet de ciel en forêt dans une flaque" src="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/foret-flaque.jpg" alt="" width="530" height="100" /></p>
<blockquote><p>Inspiré du livre de Robert Harrison<br />
In Forêts, Essai sur l´imaginaire occidental<br />
Collection Champs &#8211; Flammarion, 1992</p></blockquote>
<p>La forêt régnait en maîtresse incontestée des terres émergées jusqu&#8217;à l&#8217;apparition de l&#8217;homme. Une apparition timide de prime abord mais qui tourna vite au désavantage de la forêt en Europe occidentale. L&#8217;Antiquité a vu la longue agonie de la forêt méditerranéenne qui ne s&#8217;en est jamais remise.<br />
La forêt n&#8217;a pas pour autant cessé d&#8217;être un lieu déroutant, qui exacerbe les émotions. On continue à la retrouver, que ce soit dans le symbolisme des temples ou, au Bas Moyen-âge, lorsque la récession de l&#8217;activité humaine lui a permis de regagner une partie de son ancien espace.<br />
Mais la démographie galopante qui culmine avec les grands défrichements du XIe et XIIe siècle ne lui laissa que peu de répit. Là encore le symbolisme de la forêt est toujours très puissant et elle joue un rôle important tant dans le monde réel (brigandage, loup, &#8230;) que dans l&#8217;imaginaire (romans de geste).<br />
De nos jours, la forêt gagne à nouveau du terrain en France (pas dans les zones équatoriales malheureusement) et sa perception est réellement ancrée dans tout cet imaginaire qui lui est associé.<br />
<span id="more-809"></span></p>
<h3>Les forêts antiques</h3>
<p>Il est intéressant de constater que l&#8217;Antiquité méditerranéenne a vue le jour au milieu de la forêt. La forêt avait traversé les millions d&#8217;années de l&#8217;histoire de la Terre et les Glaciations du Quaternaire n&#8217;avait été pour elle qu&#8217;un bref moment d&#8217;alternance. Une occasion naturelle pour les arbres de voyager un peu.<br />
Et puis vers 2000 avant J.C., les peuplades, qui jusque là demeuraient sur les rivages de la Baltique, commencèrent à coloniser l&#8217;Europe jusqu&#8217;à l&#8217;Inde et l&#8217;Iran. L&#8217;activité de chasseur-cueilleur, compatible avec un environnement forestier, battait depuis longtemps de l&#8217;aile et les sédentaires s&#8217;exhortaient à défricher cette forêt si avare de son sol.</p>
<div id="attachment_834" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/Parc-de-Sounion-Grèce.jpg" rel="lightbox[809]"><img class="size-thumbnail wp-image-834" title="Parc national de Sounion - Grèce" src="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/Parc-de-Sounion-Grèce-150x150.jpg" alt="Parc national de Sounion - Grèce" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Parc national de Sounion - Grèce</p></div>
<p>C&#8217;est peut-être ici que commence la première dualité de l&#8217;imaginaire collectif entre bonne et mauvaise forêt. La bonne forêt, celle qui a nourri nos ancêtres, et surtout celle dans laquelle nous continuons à puiser des matériaux et notre subsistance. La mauvaise forêt, celle qui revient sans grier gare sur un champ fertile que l&#8217;on a négligé trop longtemps, surtout celle qui défie la suprématie de l&#8217;Homme à travers une insolente mais apparente éternalité. Celle enfin qui bloque l&#8217;horizon, qui perd, qui ralentit l&#8217;expansion de ces communautés devenues ambitieuses et rend les routes peu sûres en hébergeant fauves et brigands.</p>
<p>Les premiers empires apparurent. Les Sumériens en Mésopotamie avec leur roi Gilgamesh, devenu légendaire après l&#8217;écriture de son épopée, déboisa la montagne des Cèdres. Acte symbolique d&#8217;un homme qui voulait lutter contre l&#8217;éphémère en détruisant l&#8217;éternel. Acte représentatif également des premiers défrichements que subirent les forêts d&#8217;Occident et du Moyen-Orient. C&#8217;est un mécanisme si simple qu&#8217;il en est désolant de le voir encore à l&#8217;oeuvre de nos jours. La communauté s&#8217;agrandissant, les besoins en espace et en matériaux augmentent eux aussi, et bien évidemment aux dépends des forêts. Il est inutile de rappeller que la forêt primaire se réduit à sa portion congrue dans de trop nombreux pays (elle a totalement disparu d&#8217;Europe). Platon se souvenait déjà au IVème siècle avant JC avec nostalgie d&#8217;un temps où la forêt couvrait la majeure partie de l&#8217;Attique. Ainsi écrit-il dans le Critias :</p>
<blockquote><p>Notre terre est demeurée, par rapport à celle d&#8217;alors, comme le squelette d&#8217;un corps décharné par la maladie. Les parties molles et grasses de la terre ont coulé tout autour, et il ne reste plus que la carcasse nue de la région. Mais en ce temps là encore intacte, elle avait pour montagnes de hautes ondulations de terre [...]; il y avait sur les montagnes de vastes forêts, dont il subsiste encore maintenant des traces visibles. Car, parmi ces montagnes qui ne peuvent plus nourrir que les abeilles, il y en a sur lesquelles on coupait encore, il n&#8217;y a pas très longtemps, de grands arbres, propres à monter de vastes constructions, dont les revêtements existent encore. Il y avait aussi beaucoup de hauts arbres cultivés, et la terre donnait aux troupeaux une pâture inépuisable.</p></blockquote>
<div id="attachment_832" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/ruines-romaines.jpg" rel="lightbox[809]"><img class="size-thumbnail wp-image-832" title="Ruines romaines (Crédits photo : G. Hoibian)" src="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/ruines-romaines-150x150.jpg" alt="Ruines romaines (Crédits photo : G. Hoibian)" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Ruines romaines (Crédits photo : G. Hoibian)</p></div>
<p>Les Romains aussi considéraient la nature comme pouvant être pliée à leur volonté. Ils étendirent l&#8217;erreur écologique des Hellènes aux autres terres méditérannéennes. La forêt jouait un rôle dans la régulation de la circulation de l&#8217;eau dans ces contrées aux saisons sèches importantes en limitant l&#8217;évaporation par le couvert forestier et en luttant contre la perte d&#8217;eau et l&#8217;érosion des sols lors des orages estivaux.<br />
David Attenborough soulève ce point dans &laquo;&nbsp;The First Eden : The Mediterranean World and Man&nbsp;&raquo; en citant l&#8217;exemple d&#8217;Ephèse en Asie Mineure qui en 4000 ans a vu son territoire forestier soumis à l&#8217;agriculture, puis à l&#8217;érosion, avec pour conséquence la désertification que l&#8217;on peut actuellement constater. C&#8217;est pratiquement le même scénario qui se reproduisit tout le long de l&#8217;Afrique du Nord. Des provinces entières étaient dédiées à l&#8217;approvisionnement du Latium en céréales, ruinant des écosystèmes peu flexibles qui ont laissé la place au désert, biotope pauvre et malheureusement actuellement définitif. Ironie du sort, ce sont des barbares germaniques, hommes des Bois, qui précipitèrent la chute de un Empire Romain d&#8217;Occident déjà moribond, à l&#8217;image d&#8217;un ogre qui aurait dévoré jusqu&#8217;à ses enfants.<br />
En terme économique et social, il est facile de comprendre que la déforestation permette de mettre en place l&#8217;agriculture, capable de nourrir plus de personnes et de produire des matériaux. De plus la suppression des forêts permet d&#8217;accélérer la communication, réduit les lieux &nbsp;&raquo; fermés&nbsp;&raquo;. Car si la forêt est le berceau de l&#8217;homme, l&#8217;abritant des yeux extérieurs, l&#8217;Empire Romain, avec sa bureaucratie poussée à ses limites, cherche à voir loin, chose relativement difficile en forêt. Il faut également mentionner l&#8217;énorme besoin en bois qu&#8217;avait les armées tant helléniques que romaines.<br />
L&#8217;aspect religieux est également très interessant puisque l&#8217;on peut observer un abandon progressif des divinités paganiques, d&#8217;abord de certaines, puis définitivement lors de l&#8217;avènement de Constantin en 312.</p>
<div id="attachment_836" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/Dyonisos-et-la-nymphe-Akmè.jpg" rel="lightbox[809]"><img class="size-thumbnail wp-image-836" title="Dyonisos et la nymphe Akmè (« la maison de Dionysos » à Paphos)" src="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/Dyonisos-et-la-nymphe-Akmè-150x150.jpg" alt="Dyonisos et la nymphe Akmè (« la maison de Dionysos » à Paphos)" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Dyonisos et la nymphe Akmè (« la maison de Dionysos » à Paphos)</p></div>
<p>Artémis et Dyonisos, divinités forestières helléniques subirent ainsi les premiers avatars de la déforestation, et leurs cultes devinrent bientôt mineurs. La rigueur de la chaste Artémis n&#8217;avait rien à envier au libertin Dyonisos, mais sous leur dissemblance se cache un aspect de la forêt que nous retrouvons même de nos jours.<br />
Ainsi la transformation d&#8217;Actéon en cerf pour avoir aperçu Artémis nue en train de se baigner, de même que le meurtre de Penthée par sa mère recèlent cet aspect de perdition, propriété typiquement forestière. Artémis, adaptation grecque de la Mater, Déesse Mère, est à la fois protectrice et prédatrice des animaux et se pose comme celle capable de transcender la forme pour remodeler la matière. Alors que le paradoxe est le lieu commun des symboliques de la forêt, ici apparait cette propriété de la forêt de sembler éternelle et pourtant différente à chaque instant. A l&#8217;Antiquité, la forêt ne semble pas faire encore fondamentalement peur, mais constitue le lieu où la perception de l&#8217;homme est brouillée par la brutale prise de conscience de n&#8217;avoir aucune influence sur les phénomènes.<br />
La folie qui étreint les femmes de Thèbes sous l&#8217;emprise de Dyonisos est du même ordre. Constituées en bande, elles partent en forêt se livrer aux orgies dyonisiaques. La forêt constitue de nouveau le lieu où la folie prend le pas sur la raison de la Cité. Où les formes des lois sont abolies par la matrice de la vie, que l&#8217;homme antique plaçait encore être la forêt.</p>
<h3>Les forêts médiévales</h3>
<p>Alors que dans l&#8217;Antiquité romaine, la forêt non domestiquée était <em>res nullius</em>, c&#8217;est à dire n&#8217;appartenant à personne, on observe dès Charlemagne une appropriation des terres forestières par la caste dominante. C&#8217;est également à cette époque que le mot <em>foresta</em> apparaît à la place de <em>nemus</em>, dérivé de <em>nemo</em> signifiant personne, qui était pourtant le terme usuel des documents romains et des premiers actes du Moyen-Age. Bien que l&#8217;origine de <em>foresta</em> soit incertaine, il est permis de penser qu&#8217;il dérive du latin <em>foris</em> qui signifie en dehors. C&#8217;est en tout cas ce <em>foresta</em> qui s&#8217;est décliné en forêt dans de nombreuses langues (forest, forst, &#8230;).</p>
<div id="attachment_840" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/Enluminure-du-Livre-de-la-Chasse-de-Gaston-Fébus.jpg" rel="lightbox[809]"><img class="size-thumbnail wp-image-840" title="Enluminure du Livre de la Chasse de Gaston Fébus" src="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/Enluminure-du-Livre-de-la-Chasse-de-Gaston-Fébus-150x150.jpg" alt="Enluminure du Livre de la Chasse de Gaston Fébus" width="150" height="150" /></a><p class="wp-caption-text">Enluminure du Livre de la Chasse de Gaston Fébus</p></div>
<p>Ce n&#8217;est peut-être pas un hasard de voir la terminologie évoluer parallèlement à la législation, surtout lorsque celle-ci se justifie par l&#8217;apparition du privilège de la chasse. Le noble médiéval, puis le roi et ses pairs avait seul privilège de chasser sur leurs terres, qu&#8217;il pouvait s&#8217;approprier <em>ubicumque eam habere voluit</em>, là où il lui plaît. Peut-être fruit du seul égoïsme ou encore tirée des leçons du passé, la justification en était la préservation de la vie animale destinée à la vénerie ou à la chasse pour le divertissement des rois et des princes.<br />
Alors que le pouvoir temporel commençait à supplanter la <em>res nullius</em>, l&#8217;Eglise Chrétienne, victorieuse Némesis du paganisme, s&#8217;ingéniait à lutter contre l&#8217;état de fait que la forêt laissait malgré tout dans l&#8217;imaginaire collectif. En ce sens et en s&#8217;associant aux répressions de la caste dirigeante, ce fut elle qui fit entrer la peur aux royaumes des arbres au fil des siècles. Si du temps de Charlemagne, le paganisme romain était déjà un souvenir, certaines tribus celtes et une majorité de tribus germaines restaient largement animistes. La progression vers le nord de l&#8217;empereur s&#8217;accompagnait systématiquement de la destruction des arbres sacrés et des idoles de bois.<br />
Après la conquête de l&#8217;Angleterre par Guillaume le Conquérant au XI<sup>e</sup> siècle, la forêt se retrouva être le singulier asile des nobles dépossédés de leur terre, Robin des Bois n&#8217;en étant qu&#8217;une illustration imagée. La forêt retrouvait là sa fonction première de refuge et d&#8217;abri. D&#8217;autant plus que la loi normande était impitoyable en ce qui concerne la forêt et offrait alors une protection effective à celle-ci. La chasse était formellement interdite et les peines étaient la castration ou l&#8217;énucléation.<br />
Mais la forêt gardait toute son ambivalence. A la fois représentative du mal et du divin. Ainsi Dante, dans la Divine Comédie, nous laisse voir au début de son oeuvre une forêt obscure où la voie droite est perdue. C&#8217;est dans cette sombre sylve que plus tard il reviendra, et épiphénomène de la perception humaine, la voilà devenue jardin de Dieu, prélude au Paradis. Car si la forêt n&#8217;a pas vraiment changé dans sa nature, c&#8217;est la perception du phénomène &laquo;&nbsp;forêt&nbsp;&raquo; qui est différente.<br />
Et nous voici à la fin du XIIIème siècle, la crainte de la forêt instillée par l&#8217;Eglise se conjugue aux besoins de la population en terres cultivables pour faire de celle-ci une ennemie. Les besoins en bois de chauffage et bois d&#8217;oeuvre ne cesse d&#8217;augmenter et l&#8217;exploitation des forêts dépasse maintenant de loin leur production, le défrichement est irrémédiable. La pression démographique, bien que ralentie par la Guerre de Cent ans, allait sévir de plus belle et amener une nouvelle déforestation de l&#8217;Europe.<br />
La <em>silva</em> avait vécue, l&#8217;<em>ager</em> prenait sa place.</p>
<h3>La forêt, une symbolique tenace</h3>
<p>Bien qu&#8217;ayant beaucoup régressée au cours de l&#8217;Antiquité, on peut supposer que la forêt n&#8217;était pas vraiment morte dans le coeur des hommes. Comme il est dit précedemment, l&#8217;homme antique n&#8217;avait pas peur de la forêt, se souvenant que la matrice originelle de l&#8217;homme était quelque part dans la forêt justement parce qu&#8217;il ne la dominait pas.<br />
Beaucoup de temples hélléniques primitifs se situait près d&#8217;un bosquet sacré, pratique qui a perdurée plus longtemps chez les celtes et les germains. La présence de l&#8217;arbre fortifiait la présence du divin car il représente le pont entre le ciel et la terre (Notamment pour la foudre qui était un élément fort de la mythologie indo-européenne). Il est permis de penser que les colonnes des temples modernes sont une représentation symbolique de ces arbres et bosquets sacrés. Sir Authur Evans a ainsi reconstitué une cérémonie mycenienne visant à faire entrer l&#8217;âme d&#8217;un arbre dans un pilier (Mycenaean Tree and Pillar Cult, Journal of Hellenistic studies 21, 1901, 1-103).<br />
C&#8217;est également cette correspondance que l&#8217;on retrouve dans l&#8217;élévation des cathédrales, la volonté d&#8217;établir un lien entre le lieu de résidence divin qui est toujours dans le ciel et la terre des hommes. La mégalomanie gothique, digne de Babel, était encore une expression de la vénération des arbres et de la forêt. Mais tout comme la forêt est maintenant crainte, ces cathédrales s&#8217;ornent de motifs de peur, remplies de gargouilles peuplant les plus hautes tours.</p>
<h3>Forêt, théâtre de &laquo;&nbsp;l&#8217;avanture&nbsp;&raquo;</h3>
<p><a href="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/Lumière-en-forêt.jpg" rel="lightbox[809]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-838" title="Lumière en forêt" src="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/Lumière-en-forêt-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>La littérature médiévale nous renseigne aussi sur un aspect de la forêt relié à la conception sociale de celle-ci. La conception romaine de la forêt en tant que lieu de non-loi (<em>res nullius</em>) perdurait dans les récits du Haut Moyen-Age, essentiellement dans les quêtes d&#8217;aventure des chevaliers.<br />
L&#8217;aventure est ce qui permettait au chevalier de s&#8217;améliorer, de juger de sa valeur et surtout de remplir la mission divine qui lui a été confiée lors de son adoubement. Or, il n&#8217;est pas une aventure qui ne trouve sa place par un passage en forêt. Trois personnages fondamentaux sont là pour aider le chevalier :<br />
Le prud&#8217;homme, qui n&#8217;a que peu à voir avec la forêt, est le plus souvent le pourvoyeur des conseils pratiques sur les combats, les règles de courtoisie. Il est souvent un vieux chevalier qui a prouvé sa valeur.<br />
L&#8217;ermite représente le conseil divin, celui qui permet au chevalier égaré (en forêt) de renouer contact avec Dieu.<br />
L&#8217;homme sauvage, enfin, est celui qui vit au plus près de la Nature, il connaît son lieu de vie parfaitement et se pose souvent en questionneur vis à vis du chevalier. L&#8217;homme sauvage est à la fois une épreuve et une aide pour le chevalier.<br />
Dans nombre d&#8217;aventures, le chevalier perd la foi, souvent la raison, c&#8217;est aussi souvent en forêt que le preux va retrouver ses qualités et ressortira plus fort de cette épreuve. L&#8217;homme sauvage et l&#8217;ermite jouent un rôle fondamental dans la réussite de cette guérison. Alors que l&#8217;ermite va prodiguer les soins et lui redonner la foi, il est rarement l&#8217;élément initiateur du traitement. L&#8217;homme sauvage de par sa logique simple, &laquo;&nbsp;naturelle&nbsp;&raquo;, va permettre au chevalier de se poser les questions qui lui permettront de renouer avec la Nature. Le chevalier en sort renforcé, car il est maintenant en accord avec la Cité (le roi) et la Nature (l&#8217;homme sauvage).<br />
La forêt apparaît de nouveau comme un lieu de transformation, qui n&#8217;agit pas sur la forme comme un roi qui adoube un chevalier, mais sur le fond en réaccordant la nature de l&#8217;homme avec la nature de la terre. Bien que tout deux soient issus de la volonté divine dans la conception médiévale, ils forment un royaume séparé avec chacun leur propre système de pouvoir. Le chevalier sera la représentation victorieuse de l&#8217;harmonie possible entre l&#8217;homme et la forêt.<br />
Tout comme chez Dante, la forêt transcende une catégorisation possible entre bien et mal. Elle abrite les deux à la fois, semblable en cela à l&#8217;esprit humain. Le chevalier victorieux de l&#8217;aventure symbolise ainsi la conciliation du bien et du mal dans l&#8217;homme.</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fblog.bafouille.fr%2Fmythesrealites-de-la-foret%2Fles-bonnes-et-mauvaises-forets-quelques-exemples-de-symbolique-de-la-foret-en-occident-au-cours-des-ages%2F&amp;title=Les%20bonnes%20et%20mauvaises%20for%C3%AAts%20%3A%20Quelques%20exemples%20de%20symbolique%20de%20la%20for%C3%AAt%20en%20Occident%20au%20cours%20des%20Ages" id="wpa2a_2"><img src="http://blog.bafouille.fr/social.gif" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Les bons et mauvais arbres : une introduction à la symbolique médiévale du bois</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 15:16:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bafouille</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mythes&Réalités de la forêt]]></category>
		<category><![CDATA[arbre]]></category>
		<category><![CDATA[forêt]]></category>
		<category><![CDATA[médiéval]]></category>
		<category><![CDATA[moyen-âge]]></category>

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		<description><![CDATA[Inspiré d´un article de Michel PASTOUREAU in L´ARBRE &#8211; Histoire naturelle et symbolique du bois et du fruit au Moyen Age Ed. Cahiers du Léopard D´or &#8211; 1993 Le bois représentait la ressource la plus courante au Moyen-Age. Sa facilité à être travaillé et façonné le rendait omniprésent dans la vie médiévale. En conséquence, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-790" title="Enluminure sur l'allégorie de la forêt de Dante" src="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/Enluminure-forêt-de-Dante.jpg" alt="Enluminure sur l'allégorie de la forêt de Dante" width="530" height="108" /></p>
<blockquote><p>Inspiré d´un article de Michel PASTOUREAU<br />
in L´ARBRE &#8211; Histoire naturelle et symbolique du bois et du fruit au Moyen Age<br />
Ed. Cahiers du Léopard D´or &#8211; 1993</p></blockquote>
<p>Le bois représentait la ressource la plus courante au Moyen-Age. Sa facilité à être travaillé et façonné le rendait omniprésent dans la vie médiévale. En conséquence, il est chargé d&#8217;un symbolisme riche et varié que ce soit dans son essence, ses métiers ou ses outils.<br />
<span id="more-771"></span><br />
<a href="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/village-au-moyen-âge.jpg" rel="lightbox[771]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-773" title="Village au moyen-âge" src="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/village-au-moyen-âge-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<h3>Les matériaux au Moyen-Age</h3>
<p>Aux alentours de l´an mil, les hommes connaissaient trois matériaux :<br />
<strong><br />
<img src="http://mythes.foret.free.fr/images/bullets/fleche_plus.gif" alt="" width="10" height="10" /> La pierre</strong> : Robuste, massive, la pierre est l&#8217;élément de prédilection pour la construction de forteresses et des cathédrales. Elle nous replonge dans la partie la plus primitive de notre mémoire collective. Mais si la pierre est résistante, elle n&#8217;en reste pas moins un minéral brut, arraché aux tréfonds de la Terre.<strong><br />
<img src="http://mythes.foret.free.fr/images/bullets/fleche_plus.gif" alt="" width="10" height="10" /> Le métal</strong> : Symbole du mal, de la douleur. Le métal avilit tout ceux qui l&#8217;utilisent directement. C´est surtout le fer qui était considéré comme le plus pervers.<strong><br />
<img src="http://mythes.foret.free.fr/images/bullets/fleche_plus.gif" alt="" width="10" height="10" /> Le bois</strong> : Le bois est un matériau vivant, contrairement à la pierre et au métal. L&#8217;arbre a grandi et possède des défauts, ce qui le rapproche de l&#8217;homme. Le bois a une prédominance indiscutable dans l&#8217;échelle des valeurs médiévales.<br />
Dans la symbolique du Moyen Age, le bois a des effets bénéfiques : le manche de la hache réduit la nocivité du fer de la tête. De la même façon, cette opposition entre métal et bois se retrouve dans celle entre forgeron et charpentier. Le charpentier travaille un matériau noble et pur, le forgeron est une sorte de sorcier vivant dans les feux de l&#8217;Enfer (i.e. sa forge). Matériau découle d&#8217;ailleurs de <em>materia</em> qui désignait le bois d&#8217;œuvre, opposé à <em>lignum</em>, le bois de chauffe.</p>
<h3>Les métiers du bois</h3>
<p><a href="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/bucheron.jpg" rel="lightbox[771]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-793" title="Bûcheron" src="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/bucheron-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Le bûcheron est le grand ennemi de la forêt, à la fois bourreau et boucher des arbres. Il est classiquement représenté comme une personne pauvre, voleuse et maraudeuse. De nombreux contes narrent l&#8217;histoire de ce bûcheron qui gagne l&#8217;estime du Roi par actes de bravoure et le bûcheron n&#8217;est donc pas au-delà de toute possibilité d&#8217;améliorer son image.<br />
Mais à jamais interdit d&#8217;ascension sociale, le charbonnier est un être encore plus honni. A la limite de l´animal, il brûle la forêt là où le bûcheron sue pour y abattre un arbre. On a pu ainsi calculer qu&#8217;une fosse charbonnière pouvait détruire jusqu´à 100 hectares de forêt en un mois. Parfois ces deux personnages démoniaques retrouvent le forgeron qui vient chercher de quoi nourrir sa forge. Ces trois corporations avec le meunier (stockeur et affameur) et le boucher (riche et sanguinaire) forment le groupe des cinq métiers les plus craints et les plus honnis dans la culture paysanne médiévale.<br />
<a href="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/marcheur.jpg" rel="lightbox[771]"><img class="size-thumbnail wp-image-784 alignright" title="Marcheur dans la forêt" src="http://blog.bafouille.fr/wp-content/uploads/2010/07/marcheur-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Mais il ne faut pas non plus oublier que la paysannerie locale entretenait également des rapports étroits avec la forêt, bien que le développement de notre civilisation rurale se soit faite, ,jusqu&#8217;à récemment, au détriment des forêts à travers la pression démographique exercée sur celles-ci. Les droits d&#8217;usage permettait d&#8217;associer les espaces boisées à l´économie rurale; notamment pour la production de l´indispensable <acronym title="La fumure est l'engrais organique utilisé pour fertiliser les terres agricoles. Le fumier est lui même produit par le mélange de matières végétales et de déjections animales. L´utilisation plus répandue des sous-bois comme aire de patûre et l'activité plus intense des microorganismes dans la litière forestière permettait au Moyen-Age une formation de fumier raisonnablement importante. De nos jours, le fumier est formé à partir de la litière des stabulations que l'on stocke sur une aire étanche (la fumière).">fumure</acronym>. Les droits d&#8217;<acronym title="Suppression de l´état boisé par arrachage et brûlage des arbres et broussailles sur une surface donnée pour y faire une culture. Les essarts sont des lieux essartés, fréquents dans la toponymie française.">essartage</acronym>, d&#8217;<acronym title="Exploitation d´une zone boisée dans un bois seigneurial ou de l´Etat, pour en tirer du bois d´oeuvre et du bois de chauffe.">affouage</acronym>, de <acronym title="Selon l'usage local, c´était l'ensemble des branches tombées au sol, parfois également les branches mortes encore sur l´arbre, jusqu´à environ 2 m. Le chablis (arbre tombé) ou un arbre mort était généralement d´abord exploité par le seigneur qui récupérait les meilleures parties.">bois mort</acronym> et de <acronym title="Le mort-bois est l'ensemble des arbustes et arbrisseaux présents dans une forêt et sans grande valeur économique (houx, bourdaine, génévrier, aubépine, etc.). Mais même l'utilisation de cette maigre ressource était strictement réglementée.">mort-bois</acronym>, de marronnage, de pâturage et de cueillette inséraient, non sans conflits, la forêt dans les systèmes agraires.</p>
<h3>Les &laquo;&nbsp;bons&nbsp;&raquo; arbres</h3>
<p>Des deux essences les plus représentées en France, que sont le chêne et le hêtre, il n&#8217;est qu&#8217;à voir le nombre impressionnant de toponymes qu&#8217;elles ont engendrées pour s&#8217;assurer de la large approbation dont elles avaient droit de la part du public. Les chênes (<em>Quercus robur</em> et <em>petrae</em> surtout) est l&#8217;arbre gaulois de référence et tout comme le hêtre (<em>Fagus sylvatica</em>), il fournissait une part importante de l&#8217;alimentation des animaux.<br />
La châtaignier (<em>Castanea sativa</em>), bien qu&#8217;envahissant, avait également la faveur des paysans pour ses fruits si précieux en automne. Mais l&#8217;arbre bénéfique par excellence est incontestablement le tilleul (<em>Tilia cordata</em>). Utilisé dans la pharmacopée pour ses vertus sédatives, on le trouve près des hôpitaux et des maladreries. Le miel issu de ses fleurs passe également pour avoir des vertus bénéfiques sur la santé. On le trouve également près des églises et l&#8217;on rend la justice sous ses frondaisons, rôle qu&#8217;il partage avec le chêne et l&#8217;orme (<em>Ulmus campestris</em>). Son bois est également très apprécié des sculpteurs et des boisseliers pour son grain fin et uniforme. Sa réputation perdure comme l&#8217;illustre <a title="Le coeur du tilleul" href="http://krapooarboricole.wordpress.com/2008/05/20/le-tilleul-et-les-hommes/" target="_blank">ce conte</a>.<br />
Le frêne (<em>Fraxinus excelsior</em>), arbre adoré des germains est également un arbre apprécié pour la qualité de son bois. Peut-être peut-on voir dans sa réputation de médiateur entre ciel et terre la raison de son utilisation pour la fabrication d&#8217;armes (javelots, lances, flèches).<br />
Enfin le bouleau (<em>Betulus alba</em>), arbre blanc, symbolise le bien et est ainsi utilisé dans la fabrication des verges qui servent à flageller les possédés et les délinquants pour en expulser le mal.</p>
<h3>Les &laquo;&nbsp;mauvais&nbsp;&raquo; arbres</h3>
<p>L&#8217;if (<em>Taxus baccata</em>), arbre que l´on rencontre fréquemment dans les cimetières était facilement associé à la mort dans la symbolique médiévale. Sa toxicité est largement vilipendé par les auteurs de toute époque. Il est néanmoins intéressant de constater que son bois, souple et résistant était employé pour la fabrication d&#8217;arcs et de flèches. M. Pastoureau se pose ici la question de savoir si cette utilisation était uniquement la conséquence de ses qualités technologiques ou également de sa réputation morbide et toxique.<br />
Le noyer (<em>Juglans regia</em>) figure aussi au nombre des grands réprouvés essentiellement pour sa capacité à inhiber la flore qui pourrait entrer en compétition avec lui. D&#8217;où la fameuse superstition qui incite à ne pas dormir sous un noyer, sous peine de nausées, maux de tête et de risquer d&#8217;être visité par le Diable. En revanche, tous les produits du noyer (fruits, bois, écorce, feuilles) sont appréciés à juste titre du monde médiéval.<br />
L&#8217;aulne (<em>Alnus glutinosa</em>) est également un arbre craint. Il pousse dans les marigots, ses feuilles restent vertes jusqu&#8217;à leur chute et il brûle sans fumée. De plus c&#8217;est une essence qui &laquo;&nbsp;saigne&nbsp;&raquo;, son bois jaune devenant rouge lorsqu&#8217;il est exposé à l´air. Il n&#8217;en faut pas plus pour en faire un arbre diabolique ayant partie liée avec les puissances infernales.</p>
<h3>Autres lieux</h3>
<ul>
<li><a href="http://prof-symboles.blogspot.com/2009/05/arbre.html" target="_blank">L&#8217;arbre dans le judaïsme</a></li>
<li><a href="http://lucy.ukc.ac.uk/Sonja/RF/Divdocs/arbres_t.htm" target="_blank">La forêt équatoriale vue par ses habitants</a></li>
<li><a href="http://www.francais-mondearabe.net/spip.php?article602" target="_blank">Le sapin, le palmier et l&#8217;olivier en Orient et en Occident</a></li>
</ul>
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		<title>Pourquoi les Rois Maudits de Druon devraient être dans les programmes scolaires</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Jan 2009 01:35:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bafouille</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[médiéval]]></category>
		<category><![CDATA[moyen-âge]]></category>
		<category><![CDATA[XIVème siècle]]></category>

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		<description><![CDATA[Malgré la désastreuse adaptation (opinion personnelle) de France 2 du chef-d&#8217;œuvre de Maurice Druon  (très esthétique, mais manquant de fond), il serait dommage de ne pas en lire les romans. Quelques raisons en vrac : La lecture est facile L&#8217;approche politique est très juste La pédagogie de l&#8217;organisation de la société de cette époque est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré la <a href="http://les-rois-maudits.france2.fr/">désastreuse adaptation</a> (opinion personnelle) de France 2 du chef-d&#8217;œuvre de Maurice Druon  (très esthétique, mais manquant de fond), il serait dommage de ne pas en lire <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Rois_maudits">les romans</a>.</p>
<p>Quelques raisons en vrac :</p>
<ol>
<li>La lecture est facile</li>
<li>L&#8217;approche politique est très juste</li>
<li>La pédagogie de l&#8217;organisation de la société de cette époque est très juste</li>
</ol>
<p>Bien sûr, tout n&#8217;est pas rose. L&#8217;influence des individus est certainement surestimée (quoique, je n&#8217;y étais pas donc ça n&#8217;engage que moi). L&#8217;oeuvre en sept tomes reste un excellent moyen d&#8217;aborder facilement le XIVe siècle.</p>
<p>Et comme Régine Pernoud, je dirais qu&#8217;il s&#8217;agit <a href="http://www.amazon.fr/Pour-finir-avec-Moyen-Age/dp/2020050749"> d&#8217;en finir avec le moyen-âge</a>.</p>
<p><a class="a2a_dd a2a_target addtoany_share_save" href="http://www.addtoany.com/share_save#url=http%3A%2F%2Fblog.bafouille.fr%2Fculturemedia%2Flivres%2Fpourquoi-les-rois-maudits-de-druon-devraient-etre-dans-les-programmes-scolaires%2F&amp;title=Pourquoi%20les%20Rois%20Maudits%20de%20Druon%20devraient%20%C3%AAtre%20dans%20les%20programmes%20scolaires" id="wpa2a_6"><img src="http://blog.bafouille.fr/social.gif" alt="Share"/></a></p>]]></content:encoded>
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